Cherche jolies courbes pour intersection avec une ligne droite.

Le petit salon regorge de monde, de fumée, de vapeurs d’alcool. Les fenêtres grandes ouvertes laissent s’entremêler le bruit de la rue et celui de la soirée : le vacarme des terrasses des restaurants, mêlé aux basses qui secouent les tripes, au piaillement des vendeurs de roses, à nos rires, au couinement des accordéons et aux éclats de nos voix avinées.
J’ai pris de l’avance. L’alcool me grise. Mes yeux vaudous parcourent l’assistance tandis qu’une dance  commerciale empêche toute conversation sensée.
Je la cadre dès son arrivée sur le radar. Joli minois, sans grand caractère, cheveux courts d’une couleur indéterminée entre le blond et le châtain, avec les pointes qui rebiquent, sans que je sache très bien si c’est naturel ou travaillé. De jolis yeux bleus tristes. Des putains de fossettes. J’aime les fossettes.
La soirée se prolonge. Le bruit est abrutissant. Je passe de l’une à l’autre sans vraiment faire attention à ce qu’elles me racontent. Quelques-unes dansent, le buste fixe, secouant uniquement les mains et la tête, en se cognant les genoux contre la table basse. Je me dandine comme un con en passant à côté, direction le canapé. J’en ai ma claque.
Je me retranche derrière les coussins. Cowboy solitaire, je m’attaque méthodiquement à la fin d’une bouteille. Une demoiselle est assise sur le bras du canapé à ma gauche. Je l’écoute distraitement me raconter sa formidable expérience dans je-ne-sais-quelle-ville-à-la-con en reluquant son t-shirt, qui remonte petit à petit jusqu’à lui découvrir le nombril. Je refrène mon envie de fourrer mon index dans ses bourrelets, lorsqu’elle se lève pour se resservir un verre. Je me détourne vers la droite, au moment même où elle se tourne vers la gauche.rx
Elle me sourit. Elle a l’air douce. Elle a des fossettes. Je lui souris en retour sans découvrir les dents. Je n’aime pas mon sourire. J’essaye de paraître parfaitement sobre. Je suppose que j’échoue lamentablement, mais elle n’a pas l’air de m’en tenir rigueur. Son sourire s’élargit. Ses fossettes se creusent. Ses yeux se plissent. Elle a un joli nez. Un peu grossier. Une jolie patate miniature, toute mignonne.
On échange nos prénoms. Le sien est aussi banal que le mien. Ça me plait. Une liste de diminutifs tous aussi ridicules les uns que les autres m’envahit l’esprit. Je lui demande ce qu’elle fait dans la vie. Elle est musicienne. Elle joue du violon. J’imagine aussitôt son petit menton posé sur un instrument de bois. L’idée me ravit et je ne pense plus à camoufler mes dents. Je ressens une soudaine et irrésistible curiosité envers la vie de sa petite troupe. Elle me dit qu’ils jouent souvent dans les bars avec petite scène sur les quais de Saône. Elle m’encourage et me tourmente gentiment par ses questions. Elle creuse, me demande pourquoi. Je m’emballe. Je brasse l’air et embrasse le lien qui se crée entre nous.  Ca la fait rire. Elle me regarde, boit mes paroles et je me noie dans ses grands yeux bleus tout tristes. J’oublie le temps, les autres, le bruit, j’arrondis le dos, écarte les épaules et nous isole, mes lèvres près de son oreille et les siennes près de la mienne, nos murmures se répondent si bien que personne n’ose venir nous déranger.
Elle me donne la clé de sa tristesse. J’écoute sa solitude, d’autant plus étouffante qu’elle est toute fraîche. Je devine les épreuves longtemps combattues, les difficultés longtemps niées, son épuisement, son besoin de dormir que le froid de ses draps et la violence de ses cauchemars ne lui permettent plus de satisfaire. J’ai envie de lui toucher les paupières, de les clore avec douceur et de virer tout le monde pour qu’elle puisse se laisser aller contre mon épaule. Soudain, les gens qui se frottent les uns aux autres autour de nous m’exaspèrent. Malgré moi, je les vois se trémousser, se regarder lascivement, échanger leurs fluides en hurlant de rire pour couvrir la musique. Je vois les maquillages qui coulent sous la sueur. Les langues qui passent sur les lèvres. Les regards en biais échangés contre des sourires en coin. Elle semble ressentir le même malaise. Elle me dit qu’elle a une répétition tôt le lendemain. Je saisis l’occasion et lui propose de rentrer. Nous attrapons nos vestes et nous dirigeons vers la sortie en ignorant les feulements de notre hôte, qui proteste, ivre morte, à quatre pattes dans le couloir.
Le froid de la rue nous fouette le visage et nous fait glousser. L’un contre l’autre, nous nous dirigeons vers la bouche de métro la plus proche. Les jambes raides, j’ai douloureusement conscience de ma main, qui pendouille bêtement à quelques centimètres de la sienne. De temps en temps, nos doigts se frôlent, et chaque contact semble se prolonger un peu plus que le précédent. Les couloirs du métro sont vides. Nous parlons peu, si ce n’est pour échanger des banalités sur l’heure du dernier train et nos deux directions opposées, jusqu’au moment où nous nous retrouvons sur son quai.rx2
Ses lèvres pleines qui esquissent un demi-sourire. Ses yeux rivés aux miens, qui semblent me percer à nu sans le moindre effort. Le temps suspendu, la perspective vertigineuse des possibles. J’ai envie de lui passer les doigts sur le visage, d’en souligner les courbes avec délicatesse, de la sentir se reposer sur la paume de ma main, de combler ses fossettes de mes caresses, de lui relever le menton de l’index. Je l’imagine me souriant, le visage dissimulé sous la couette, emmêlant ses doigts dans mes cheveux, les ébouriffant en riant, ses pieds glacés contre mes jambes, me faisant sursauter. Je m’imagine lui dire mes doutes, mes peines et mes joies, lui ouvrir les bras, nu, et la laisser accéder au plus profond de mon âme, pour qu’elle m’offre sa douceur.
Mes lèvres frôlent les siennes avant de glisser vers sa joue. Je ne sais pas si son sourire dissimule de la surprise, de la déception ou de l’indifférence. Après tout, un sourire peut habiller et masquer beaucoup de choses, comme celui que je lui adresse, avant de me détourner d’elle.
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D’ici que je dépasse les bornes, y a pas des kilomètres…

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Ma Femme d’abord. Sa petite main dans la mienne dans les quartiers de lyon, les quais, la gare. La foule, compacte. Des étudiantes appétissantes en robe légère qui rentrent chez elles, des familles aussi encombrées de bagages que des sherpas himalayens qui partent pour la campagne, des militaires à l’air demeuré qui froncent les sourcils pour déchiffrer leur billet. Je l’entraîne dans un parc, elle me suit avec son regard de voyageuse.

Je déballe mes affaires comme un gitan en prévision de couchage dans le parc. Les rigoles de sueur font la course dans mon dos en provoquant des frissons quand elles parcourent mes omoplates. Je m’installe en soufflant. Vise la compagnie : une mère édentée et ses trois marmots à queue de rat, une pouf vulgaire et grasse qui exhibe un nombril percé d’un truc imitation diamant, un caïd à chaîne en or et écouteurs Beats qui reluque déjà la donzelle en bombant le torse. Je me plonge dans mon téléphone pendant que ma dame va explorer le parc.

L’aire de jeu : un tapis élimé malpropre et malodorant sur lequel des clodos ont dû passer la nuit. Les trois fils de l’édentée se roulent les uns sur les autres en se traitant de fils de pute. J’attrape ma dame et lui dit de venir me raconter ce qu’elle as vu.

Le temps passe lentement, je surveille fiévreusement le caïd et la pouf qui n’en finissent pas de se chercher. L’édentée biberonne une bouteille opaque pendant que ses trois gamins décident de faire un remake de l’attaque du train postal.

Je prends la résolution silencieuse de fuir la ville la plus rapidement possible.

Ses slips en dentelles évitent l’éclipse de sa lune.

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La journée avait été épuisante : deux présentations à faire d’urgence, une boss sur mon dos en permanence, associé à une équipe plutôt casse-burnes. Le grand jour des escalades client, et je passais ma vie au téléphone avec des DSI efféminés hystériques, des directrices de service technique qui connaissaient moins leur boulot que ma stagiaire et des alternants sous coke qui me prenaient pour un imbécile en diagnostiquant de la merde.

Porte claquée, l’appartement plongé dans l’ombre, je jette mon casque sur le lit qui remplie la moitié de la chambre et propulse d’un coup sec ma chaussure droite vers le porte manteau. La chaussure gauche ne tarde pas à suivre, se faufilant miraculeusement entre les deux VTT qui composent l’essentiel de mon capharnaüm.

Je la cherche des yeux en enlevant mon manteau et en le laissant tomber dans le couloir. J’ai besoin d’un verre. Je suis sur le point de m’époumoner quand elle finit par pointer le bout de son nez – que je trouve, comme d’habitude, fort joli – en arrivant de la cuisine en souriant.

Au moment de passer la porte du salon, elle me plaque contre le mur. Je ne proteste pas trop vu que je suis plutôt pour ce qui est en train de se passer…C’est passionné, c’est rock, c’est un peu tendre aussi. On se regarde comme deux cons. Nous sommes en Vacances.

Etre éperdu d’amour, alors qu’on l’as trouvé.

Le premier cadrage : des couleurs chaudes, une crinière de lionne brune, une peau bronzée, des lèvres écarlates, des yeux bruns mi-clos, des petites lunettes rouge monture en bois clair.

On achète de quoi manger, elle a le bras autour de mon bras, parce qu’elle trouve que je marche trop vite. Elle a le sens de l’accroche et du prétexte pour nous rapprocher.

J’aime ça.
Mon canapé est trop étroit, ma couverture trop petite, mon film trop long. Elle aime les films en anglais à condition qu’elle puisse les suivre. Je lui mens en disant qu’évidemment elle pourra le suivre. Au bout de dix minutes, nous sommes sous la couette. Jamais nous ne saurons ce que devient le mec de Very Bad Trip lorsqu’il prend une drogue non homologuée pour devenir supérieurement intelligent. En même temps, on s’en fout, du mec de Very Bad Trip. Nos corps se cherchent, se complètent, se serrent jusqu’à ce qu’ils se confondent, nos vertèbres craquent de trop s’enlacer, elle glisse sa tête entre ma joue et mon bras comme un petit chat, j’enroule ma jambe autour de sa taille pour l’approcher, l’accrocher et l’absorber un peu plus, elle est si proche que je pourrais me noyer dans ses yeux, que je ne vois plus rien d’autre, à tel point que je finis par reculer pour la regarder, la deviner dans la pénombre, détailler la courbe de ses pommettes, son nez en trompette, ses lèvres entrouvertes, et me demander ce que cette apparition fait dans mon lit.

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La lumière filtre entre les rideaux mal tirés. Il n’est pas encore 7 h. Putain d’été. Elle me dit que je l’ai cherchée pendant la nuit. Ça lui a plu. Ça me plait. Ça me plait en particulier de l’avoir fait dans mon sommeil, sans en avoir conscience.

On se parle avec douceur du jour à venir. On échafaude des plans et élabore des stratégies, on se met d’accord pour partir tôt, pour avoir le temps de ne pas se presser et en profiter, on se roule en boule compacte et on s’enroule comme des nems dans la couette, on se cherche et se titille en s’asticotant pour se réveiller, on se mordille et je m’émerveille de la longueur de son cou tandis qu’elle s’exclame sur la douceur inattendue de ma barbe – FAUX -, on se presse de se lever avant de retomber l’un sur l’autre en riant, on s’habille et se déshabille en accéléré, et il est déjà midi. Nous allons dans les musées et monuments pour mieux se parler. Nous leur préférons l’étrangeté de la visite d’une église et d’un cimetière. Nos mains sont aimantées. Elles se trouvent sans se chercher, sans demander, sans même y penser, je crois que nous ne nous sommes pas lâchés, à aucun moment.

J’ai envie de la ramener chez moi, encore. Nous coupons court à la visite. Nous rentrons pour préparer le dîner, nous nous empressons de l’oublier aussitôt franchi le palier. La soirée est déjà bien avancée lorsqu’elle se retrouve à cuisiner en culotte, pieds nus sur le carrelage. Nous alternons une sélection de nos chansons d’amour et de gaité. Elle danse, se déhanche, se dandine, marque le rythme de son joli menton pointu, les yeux mi-clos, à mesure qu’elle tranche, émince et agglomère les ingrédients. Je suis sur le pas de la porte et je la regarde. Elle a les cheveux relevés, un long cou délié, je finis par céder, m’approcher en douceur et, juste là, lui planter un baiser.

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Plus tard, lors d’un moment de calme, j’en profite pour la regarder, la caresser, souligner ses courbes et m’en délecter. Je la mordille et la taquine, lui relève le visage pour mieux observer la descente vertigineuse et fascinante que je parcours, depuis la pointe de son menton jusqu’au creux de son ventre. L’un comme l’autre, nous sommes fatigués de ces heures sans sommeil. Les heures passent à grande vitesse, Je ne sais plus quoi penser, elle s’en va sans bruit, comme elle est arrivée, et jusqu’à la fermeture des portes de l’ascenseur, nos regards se sont cherchés. Elle m’envoie un message.

Je suis folle de toi.

Je suis déstabilisé de lire sur ses mots, la plus belle déclaration qu’on puisse imaginer. Je lui promets une réponse écrite, de m’y atteler sur un registre que je maîtrise mieux et qui sera à la hauteur du plaisir qu’elle me procure. Elle me dit qu’elle patientera et je suis heureux d’enfin la satisfaire, même si cette réponse n’est qu’une anecdote de plus ajoutée à la montagne de nos anecdotes échangées. Ce qui importe est qu’elle m’appelle mon homme et que je l’appelle ma femme. Tout le reste n’est que littérature.

Je suis marié depuis 1 an, et ce n’est que du bonheur partagé.

Quel est ton plus beau souvenir avec moi ?

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Il y a des chansons qui reviennent telles le ressac de la mer qui fait indéfiniment s’échouer la vague sur la plage. Parfois nous les cachons sous le tapis de nos nostalgies, sous les coussins de nos pleurs, sous la ligne de flottaison de ce que nous montrons à nos intimes.

Souvent, nous les réécoutons sans avoir le sentiment que le temps est passé. Elles nous font rajeunir. Elles nous indiquent aussi qu’il y a quelque chose que nous n’avons pas voulu laisser passer. Elles nous révèlent un poids dans notre passé, comme pour nous rassurer.
Comme pour lester nos envolées.
Comme pour lutter contre notre fin certaine.

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Souvent la chanson n’est pas celle d’une rencontre mais d’une image, d’un mirage. D’un instant. D’une seconde d’éternité où nous nous sommes évadés. Était-ce du fait de notre capacité à oublier ce qui nous oblige ?

 

S’il fallait être certain… la chanson nous rappelle que nous sommes toujours à la recherche d’une lumière pour nos vies d’Hommes romantiques.

Faut-il sauter le pas : de passer chez les assistés du pignon ?

Oui c’est nouveau, des tests sur ce site !

Ah non, j’avais déjà fait un retour pour une 208 VTi et pour les Pneus michelin Wild run’R

Donc, pour ce troisième test, c’est le Giant Dirt-E +2 , un VTT VAE, j’ai eu la chance de profiter d’un prêt pour tester ce vélo de la part d’un commerçant dedié au cyclisme d’Autun.

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Avant j’étais plutôt contre ce type de VTT (assisté par un moteur électrique) mais, après avoir tester ce genre de monture, on constate bien les contraintes et les biens-faits du VTT VAE.

En discutant avec un pratiquant du VAE, il me disait que pour lui qui faisait du VTT que le deux fois par semaine, c’était que du plaisir de ne plus éprouver comme avant.

Bref, depuis je me posais pas mal de questions, et j’ai pu tester ce week end le Giant Dirt-e, le VTT VAE de la marque Taïwanaise, et bien franchement je suis vraiment content de ce test, je comprends mieux les pour et les contres… Mais la fierté et mon coté un peu écolo en prend un coup.

Ne vous attendez pas à un test pro, j’en suis loin, mais vous aurez mon ressenti.

Au début ce qui choque, c’est le poids du VTT VAE (environ 21kg). Premier tour de roue sur du plat goudronné, sans assistance, le Giant Dirt-e s’en sort finalement pas si mal. Bon, les 21kg lorsque l’on attaque du faux-plat, ils commencent à se faire sentir. Je passe en mode « eco », et là je me retrouve avec un VTT pesant 11kg et pédalant assez bien. Non je n’ai pas changé de VTT, mais l’apport de l’assistance fait comme si cela enlevait la lourdeur du VAE. Néanmoins, l’effort est toujours là, sans pédalage, le vélo n’avancera pas.

Ensuite, je quitte la route, pour prendre un GR qui pique bien, je change de pinions et là, je force : ça pique mais ça passe. Sauf qu’ensuite c’est une montée de pierres (le Morvan, sans surprise !). En temps normal, j’aurais mis pied à terre, mais là je passe dans le mode « normal » de l’assistance. Le VTT VAE fait sentir le soutien au pédalage sur cette ascension, mais ça galère tout de même à monter… Et oui, il faut des jambes quand même ! Une fois passée ce pierrier, je re-bascule en mode « éco » car c’est du faux plat.

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Je regarde le moniteur : en 20min, j’ai bouffé un peu moins de 5% de batterie.

Soudain, un nouveau pierrier bien plus long (et là encore j’aurais d’habitude mettre le pied à terre) mais je bascule en mode « sport » et là un gros coup de pouce ! Enorme tout simplement ! ça monte  presque tout seul. En revanche, je manque encore de techniques pour monter des murs de ce style. En effet, certaines pierres sont glissantes et m’obligent  tout de même de mettre le pied à terre… J’arrive en haut assez rapidement (j’ai du gagner 6 min sur la montée par rapport à d’habitude, ou je dois passé 20 min) pas de pause et frais comme un gardon, paré pour la descente ! Rien que pour ça, c’est génial !

Première descente, j’ai désactivé l’assistance et le Giant Dirt-e, c’est plutôt stable (normal vu son poids), ça rassure. Par contre, les freins sont secs et puissants, la roue arrière se bloque rapidement. (le pneu arrière, un hutchinson toro, renvoie une très bonne adhérence).

Je monte en mode « sport » la D228 jusqu’à la mairie d’Uchon, c’est super tout simplement ! La cote de 18% s’effectue avec une bonne transpiration à l’arrivée, mais sans un seul arrêt pour reprendre son souffle.

En haut, je continue à faire mumuse en descente mais, cette fois-ci, avec l’assistance. Pourquoi ? Tout naturellement pour les relances en sortie de courbes car c’est juste énorme ! Deux coups de pédales et me voila déjà à plus de 24km/h (en mode « Sport »). Par contre, faut savoir doser le VTT et ce genre de relances car avec le principe de gravité, il est facile de sortir trop large et de finir dans la bouchure de Mûre.

Ce Giant Dirt-e  n’est pas un enduro ou un DownHill, mais il est plutôt rassurant par sa stabilité, facile à coucher dans les courbes, la fourche avant peut être verrouillé, l’amplitude du débattement donne un confort classique, semblable aux autres VTT.

Niveau autonomie c’est franchement pas si mal, bon j’y suis allé comme un bourrin, après le stade de la découverte, le compteur a indiqué 32km, pour 50% de batterie (pourtant ça pique niveau dénivelé et je n’ai pas hésité avec le mode « sport »).

Le Compteur est bien pensé, le changement de vitesse est bien géré, je regrette le bruit du moteur électrique et j’aurai préféré une courroie pour transmission (plus léger, plus résistant, moins salissant…) couplé avec un moyeu de type rohloff.

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Au final, j’ai beaucoup apprécié cette expérience et je comprends mieux pourquoi certains ne retourneront jamais sur un VTT normal après un tel test. Même si j’ai bien aimé, mon prochain VTT ne sera pas un VAE, car je m’estime encore en forme pour faire le fou sur deux roues et je ne veux pas encore tomber dans cette facilité (fierté etc… ^^). Plus tard, lorsque j’aurais moins le temps, je prendrais sûrement un VTT VAE, d’ici la, ils auront surement baisser les tarifs….

Voici une trace de la descente:

Je ne suis pas raciste, j’ai plein d’idées noires.

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Je ramasse les morceaux épars qu’ils restent de mon âme et en fait un petit tas au creux de ma main, je souffle dessus pour les disséminer dans le jour tombant. Vivre n’est pas la pire des punitions. Vraiment pas la pire. J’envoie mon visage heurter des murs de métal pour essayer de les repousser. Mon nez explose sous la force du choc. Souffrir n’est pas la pire des punitions. Souffrir n’est pas la pire des choses. Je fracasse mes dents à coups de marteau, une après l’autre, les unes et les autres. Je me couvre les yeux pour ne plus voir le monde, je les éteins pour ne pas constater ton absence. Ignorer n’est pas la pire des choses. Ignorer n’est pas une punition. Je ne tiens même plus sur mes jambes, mes genoux ont craqués sous le poids du désespoir. Je m’allonge dans la nuit et j’attends que les ténèbres m’entourent, que les lumières s’éteignent, que le souffle se suspende. Mourir n’est pas la pire des choses, pourrir n’est pas une punition. Rien ne peut me détruite, rien ne peut me toucher, tant que tu es près de moi. Rien ne peut m’effleurer, hormis la vie sans toi. Rien ne peut me coucher. Si ce n’est la vie sans toi. Rien hormis toi.