Une soirée, une campagne, une histoire: Soirée des R&T d’Auxerre.

Notre voiture progresse lentement dans un chemin de terre, les formes opaques des collines de Vermenton dessinent des masses sombres et inquiétantes. La seule lumière présente est celle du plafonnier, jaune et diffuse de ma défunte 206 HDi.

De temps en temps, on s’arrête, on coupe le moteur, et on tente d’entendre l’écho des guitares dans la nuit qui nous guiderait sur le chemin de ce qu’on appelle d’ores et déjà une glandouille partie. Une lumière fragile clignote répétitivement et provoque des cris de joie, on y est, plus que quelques centaines de mètres.

On croise d’autres voitures de temps en en temps, et, à flanc de colline, en face, des phares en pointillés tracent un bandeau noir, comme une piste d’atterrissage. On ne tient plus en place. Ça fait un moment qu’on tourne en rond, le coffre chargé, l’euphorie commence à faire effet.

Arrivés sur place les amis peuplent un parking sauvage en pleine lisère de forêt.
Un comptoir à alcool est improvisé dans un coffre de voiture ouvert.

Un vendeur à la sauvette crient à qui veut l’entendre des « COLOMBES BLAAAANCHE » « SUPERMAN »…
On ne tient plus, on veut danser, chanter, manger, dormir, courir, hurler… On passe devant quelques gars qui prépare un barbecue de la taille d’un buché… Et, on s’enfonce dans une grande tente.
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 Sourire aux lèvres, corps trépidant de vivre des moments enfiévrés et de se perdre dans les rythmiques musicales. On oublie tout, on a l’impression de vivre un truc unique à chaque fois, d’être une communauté de glandouilleur de R&T d’Auxerre 2009, c’est notre conviction.
Les heures passent mais je ne m’aperçois de rien.

La tête penchée en arrière, le regard tourné vers un ciel scintillant de millions d’étoiles, mon corps se détend, l’esprit aussi. Je ferme les yeux, et dans une grande inspiration, je sens mon coeur prêt à éclater. Sous ma peau, des picotements dessinent un sourire représentatif de la joyeuse défonce que je suis en train de vivre.

Je me suis réveillé frigorifié, frémissant, la peau sale, les yeux vitreux, (la mâchoire serrée). Ma carcasse endolorie marche droit vers un soleil inquisiteur, je me sens coupable de quelque chose d’indicible. C’est la descente, le bad trip fait son entrée.
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