Dans la Citroën C3.

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Elle faisait tourner le volant avec la paume de sa main. Ses grandes mains et ses longs doigts de femme tendus.

Je ne lui ai jamais connu que des citadines sans options. Toujours rouillé ou repeinte. Elle me promenait des après-midis entiers. J’aimais ça car sa conduite était sans secousse, la voiture se déplaçait comme sur du velours.

Je dormais à l’arrière, j’ai dormi à l’avant. On était calmes, on était bien et elle me prenait la main systématiquement lors des trajets.

Pas de clim, pas de lunettes de soleil, jamais d’autre musique que celle des essuie-glaces usés.

Personne ne m’a jamais conduit comme elle.
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