Un campement sauvage.

Sa robe tourne, ma tête tourne. Lumière blanche et air chaud. Le nez rempli des odeurs de la montagne, je la regarde entrer dans l’eau du lac. On s’est couchés tard et, comme d’habitude, on a brulé nos cartouches.

« Mets ton cul dans l’eau, ça va te faire du bien ».

Rentrer dans l’eau fraiche est dur, mais quelle récompense une fois les premières secondes passées. Je regarde aux alentours. Personne pour voir deux grands touristes se baigner et étourdis dans les lacs Robert de Chamrousse. Quelques mues d’insectes sur les pierres signalent que l’été approche: cette fois, je n’attends pas cette période comme les autres années. Toutes les saisons ont été belles ces derniers mois et je savoure chaque moment sans attendre une époque particulière.

Elle met sa tête sous l’eau, les gouttes perlent le long de son dos de nageuse. Désir féroce sera assouvi tard dans la nuit, au moment où attendre encore est devenu impossible.

azertyui
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