J’ai besoin d’un café aussi serré que les seins de ma voisine dans un bonnet A.

J’aimerais qu’on dise quelque part que je suis devenu un mec bien.

Si seulement vous pouviez dire qu’au final mon amour pour la vie a été plus fort que les tempêtes et les terreurs, les épreuves et les douleurs, la haine et le froid, j’en serais ravi. Je voudrais qu’on garde de moi le souvenir d’un homme qui a résisté jusqu’au bout à l’appel hypnotisant de la mort – qu’un autre que moi, à la même place, aurait été submergé par la colère sourde, l’aurait sollicitée en l’installant confortablement à sa table, se marrant avec elle, dégueulant sur l’existence, et chiant sur le monde – serait devenu aigri, insultant les vivants et crachant sur les autres. Mais pas moi. Moi j’ai laissé mon aigreur derrière moi. L’ai déposé dans une poubelle publique et me suis éloigné sans me retourner.

Maintenant, je pense à toi sans effort, je me dis qu’elle était quelqu’un de calme et de volcanique, d’équilibrée et de déjantée ; elle était solaire et des fois lunatique, son humour me convenait dans le sens où je me marrais bien avec elle ; parfois, on se baladait pour parler, comme si sa cervelle ou son hypothalamus étaient mieux desservis pendant l’exercice physique ; elle marchait lentement, déambulant tantôt avec grâce et souplesse, tantôt comme une vieille dame ; très souvent elle sentait la nature une odeur de fraicheur matinale… bon sang, je l’aime.
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