La moitié de mon plaisir, c’est de penser à toi et l’autre moitié, c’est d’être avec toi.

J’ai le truc qui tourne en boucle dans la tête, et je me demande si toi aussi tu y repenses aujourd’hui, ou si les ondes mauvaises du début de la matinée se sont dissipées comme par magie au contact de ton environnement quotidien et familier.

J’aimerais que ce soit la deuxième option. J’ai des colères que j’aimerais ancrer dans la tête des gens pour qu’ils les digèrent et me comprennent, d’autres que je voudrais rattraper et remettre dans ma bouche, pour qu’ils comprennent que parfois elles m’échappent.

 Je revois ton visage ensommeillé, tes cheveux en pagaille sur le visage et dans ton regard cette gravité emmêlée dans le sommeil. Tes gestes précipités pour m’aider, ton petit corps qui ne va pas assez vite pour toi, à moins que ce soit pour moi, ta bouche fermée pour ne pas envenimer la situation, elle est toute innocente mais connaît déjà les réflexes à avoir, mon insistance pour te faire parler, « je t’ai posé une question je crois ! », interrogatoire musclé, silence triste, yeux qui se voilent et menton qui tremble.
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Ma colère est retombée au contact de l’air froid, j’aurais dû ouvrir les fenêtres à la maison. Je ne suis plus en colère mais on est encore en retard, alors je ne prends pas le temps de m’excuser comme je le fais souvent après des colères injustifiées, je me lance en vélo dans l’avenue aprèsun baiser appuyé et un mot doux à l’oreille, tu l’accueilles d’un sourire las et d’un bras autour de mon cou.

En partant j’essaye de te faire signe mais tu as mis ton visage de princesse.

 Au bureau, tu parais soulagée de te retrouver là où les adultes ont des colères justifiées et rarement contre toi. Tu files accrocher tes vêtements au porte-manteau, celui qui fait face à la fenêtre.

J’y repense depuis ce matin et toutes les cinq minutes j’ai ce réflexe bizarre de sortir mon téléphone pour t’envoyer un texto. Quelques mots envoyés pour racheter mes excès, « Envoyer » et c’est réglé, je peux continuer ma journée en bonne conscience, m’atteler à mes petites tâches sans plus penser à celles sans accent que j’ai faites dans la journée des autres.
 « Désolée ma puce pour ce matin, j’étais fatiguée et de mauvaise humeur. C’est moi qui mal rangé mes affaires, tu n’y es pour rien. Et je t’ai menti, c’est très joli tes chaussures d’été avec ta robe ! Je t’aime. Petzouille »
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