Plus ma vie prend des virages, plus mon espérance dévie.

Je ne vais plus à Auxerre.

Je me souviens que j’étais toujours heureux et un peu souriant quand je sortais dans le centre ville, je regardais à droite et à gauche comme pour reconnaître la rue, je cherchais fébrilement la bonne porte puis je frappais dessus en retenant mon poing le plus possible. J’avais peur qu’elle ne soit plus là, qu’elle ne m’ait pas entendue, qu’elle ne veuille plus me voir, qu’elle soit avec un autre. J’avais peur comme un con.

Maintenant, je ne vais plus à Auxerre, j’ai voulu faire le malin, faire comme si de rien n’était mais je me suis pris le vide en pleine gueule et ça m’a fait mal. Ces rues mortes, cette longue sensation de solitude, cette façon de ne plus reconnaître les lieux, tu marches quelques pas et partout tu ne vois que ce qui n’est pas là. Alors tu te tires.

Je pensais pourvoir y revenir.
Je ne vais plus à Auxerre.

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