Aujourd’hui je pensais qu’il allait faire beau mais c’est tout l’averse…

Macabre découverte ce matin, sur mon oreiller, j’ai découvert le cadavre encore chaud de mon inspiration. Inerte et recroquevillée sur elle-même, comme une masse informe qui semble déjà en décomposition. Je la savais déjà souffrante depuis quelque temps. Evoluer dans ce monde, était devenue, pour elle, une véritable course à l’enthousiasme, aux convictions. Peut-être l’ai-je mal nourrit, je l’ai beaucoup délaissé ces temps-ci, je dois bien le reconnaître. C’est à dire que je me suis perdu au détour d’une question qui depuis m’a fait perdre le sens de l’orientation philosophique. Cette question est : « Suis-je adapté à cette société ? » Depuis, je cherche désespérément la réponse.

J’ai l’impression que tout me semble faux, truqué. Comme ces publicités qui nous inondent à longueur de journée, toutes plus connes les unes que les autres, vantant un monde beau et parfait, rassurant et superficiel. Un monde où les seules agressions possibles sont les odeurs de canalisations, les attaques acides sur nos dents et les brûlures d’estomac, un monde chiant en somme.

srtT’excites pas, petit marketeux, je sais bien que c’est son rôle de vendre du rêve, et que le tien, est de faire en sorte que le nom de la marque soit dans les 5 premières citées de mémoire par les gens selon leur catégorie. Je le sais, je l’ai appris. Tiens, donne moi 5 marques de lessive et demande à 10 personnes, tu verras…

Autre sujet qui me fait douter, le travail. Avec son cortège de coups de pute et de messes basses qui me déçoivent de plus en plus. Sourire et gentillesse de façade, moquerie et savonnage de planche par derrière. Gestion d’égos, jeux de dupes et négociation infructueuse. « Tu sais, c’est la crise, on n’a plus d’argent… », j’ai l’impression que depuis que je suis dans le monde du travail , il y a la crise et pas d’argent. Ça donne vachement de perspectives d’avenir et de motivation d’entendre ça tous les jours, tu trouves pas ? Je n’arrive plus à faire semblant, je suis blasé ou agressif, alors j’essaye d’être transparent, pour qu’on m’oublie. Que je devienne un de ces salariés consciencieux. Pas corporate, juste vénal.

Et puis, les politiques… Alors là, on touche au sublime. La phrase que j’entends le plus souvent : « Tous pourris ! », adage bien connu qui se révèle vrai. On n’y croit plus. On ne fait même plus semblant d’espérer. On a baissé les bras devant tant de gros cons et tant de foutage de gueule et rien dans le futur ne nous laisse présager d’un avenir meilleur.

Et que dire des militants, aveugles et beuglants, persuader que leur camp détient la vérité. J’en peux plus de leur agressivité constante et de leur mauvaise foi. Quelqu’un, dans ce monde, est encore capable d’avoir du recul et du discernement sur une décision politique ? On dirait que l’objectif d’un mec de droite c’est de dire que la gauche c’est de la merde et vice versa et ça s’arrête à peu près là.

khdt

L’honnêteté n’est plus à la mode, on vénère les magouilleurs, les délinquants en cols blancs comme on dit. Tout est faussé, tout est pourri.

Je m’agenouille près de mon lit et je caresse en pleurant la dépouille de mon inspiration, je voudrais m’excuser auprès d’elle, lui  dire que je regrette de ne pas m’être plus occupé d’elle, mais les mots ne viennent pas.

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