L’amour, attention jeux d’anges heureux !

C’est con et pathétique d’être toujours amoureux de l’impossible.
C’est quoi le but ? Se mettre dans un état constant de dévalorisation de soi ?

Peut-être est-ce juste le destin qui joue avec mes nerfs, facétieux et pervers, me mettant face à des âmes et des femmes qui arrivent à conjuguer tous mes désirs par leur seule existence, et me plongeant dans un marasme de sentiments mielleux, gluants, libidineux. Je deviens malléable, argileux. Jusqu’à m’ennuyer de moi-même. Le refus du bonheur, la destruction par overdose de manque d’affection. En demande constante de ces bras, de ces preuves d’amour, tu m’aimes ? Comme avec elle, avec qui j’ai vécu le meilleur et le pire, sans avoir rien signé.

J’essayais maladroitement de lui dire que j’étais là pour elle. Naïvement, j’ai cru pouvoir l’aider, lui faire comprendre que je supporterais l’insupportable, afin qu’à son coeur, je sois incontournable. Seulement, de ce don sacrificiel, elle n’avait nul besoin. Elle voulait juste rire, n’attendant rien de particulier, et moi, je vivais entre ses jambes dans une ardeur inextinguible. La relation se compliquait et, plus le manque se créait. Et du manque, il y en eut, beaucoup. Jours torturés, nuits à l’agonie. Nos incessants échanges devinrent quasi inexistants. Un silence pesant, à me rendre fou. Je la cherchais, partout, dans mon air, dans mes vers, mais rien. Le temps jamais ne ralentissait, et bientôt les semaines avalées allaient vomir un moi recroquevillé, dépressif, sombre et insipide. C’est donc ça l’amour en vrai ? La souffrance d’être amputé à vif de son âme soeur ?
reflet
Prostré, fermé, je me suis imperméabilisé. Pour éviter la souffrance, j’ai préféré l’inexistence. Me perdre dans le travail pour tromper le manque. Le manque d’elle, de sa peau, de ses rires, de nous… Une réalité chloroformée, les sens en perdition. Je me suis abandonné à l’espoir, à dessiner un avenir commun avec elle… Et j’ai perdu un an de ma vie à recoller les morceaux. Gommer une esquisse que l’on trouvait belle, c’est impossible.

On la met de côté, et on tente un meilleur dessin encore.
J’ai donc repris mes fusains, caressant de nouvelles pages. 
Elle restera mon impossible.
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