L’encre qui sèche, comme larmes.

Maintenant, à mon tour de te donner un bon conseil, ma belle, si tu veux bien piger comment je fonctionne, lis attentivement ce qui va suivre. Et si tu te sens fébrile du bulbe, ou légèrement soporifique des mirettes, prends un livre de Guillaume Musso et va t’allonger cinq minutes.

C’est bon tu tiens des deux mains les rennes de tes mirifiques neurones.

Nonobstant la gravité de l’instant qu’on s’apprête à vivre, avec toutes nos conversations intimes, les sujet persos, des secrets d’amis…. que nous avons eu ensemble… Tu trouves que j’en fais trop. Ouais, ben pour une fois que c’est moi qui cause, laisse-moi aller au bout du truc.

Avallon

Allongé dans une féerie foisonnante de végétaux, la gueule dans un parterre de fleurs, mon gros orteil pédestre indique la direction d’un étroit sentier forestier où les espèces les plus rares de champignons s’étagent en gradins naturels. Avallon est une ville fleurie, si si !

Les oiseaux qui me survolent me pensent malade, fatigué et incrédule, comme toi, mais crois-moi ou va te faire porter pâle sur un hélicoptère de secouristes, ce n’est pas du tout le cas.

 Je me tiens blotti sur un tapis de mousse et les vibrations sonores du vent portant les murmures de la vie, m’apaisent.

L’endroit est idéal pour s’introspectionner le citron. Alors malgré ta mine renfrognée, tes lèvres boudeuses, et les conneries que tu me balances à

longueur d’échange, et tes messages FB, j’ai décidé de te répondre. Je suis rouscailleur, soit, mais pas mauvais canasson et si le ton employé dans cette missive à tête chercheuse te parait un brin inapproprié, tu pourras toujours rajouter à la longue liste de mes défauts celui d’être malpoli. Surtout n’en conclue pas que je sombre dans une démence tellement précoce qu’elle en serait juvénile, non, c’est juste que je suis triste. Très triste. Le cœur titillé par la peine comme un nez enrhumé par les doigts de son propriétaire, j’écris ces quelques lignes.

Bien sûr que j’ai des défauts plus gros que la b… même que j’en ai tellement trop plein que je sais plus quoi en foutre. Mais j’ai beau pleurer et hurler que dorénavrant je serais moins navrant, mes tares sont intraitables. Elles me collent à l’épiderme comme un morbaque à son poil.

En vérité, je pense que tu surestimes mes incapacités émotionnelles. D’ailleurs si t’étais en face de moi, je t’aurais pris dans les bras en disant ce que j’ai sur le cœur depuis un bail : cela ne me laisse vraiment pas indifférent, c’est bien trop humain….je t’appréciais, je t’aimais.

Texte vulgaire à caractère sentimental, vulgarité laché sous la colère, la tristesse. Cette vulgarité est l’expression de la douleur, et non d’un manque de respect. Si tu ne comprend pas, passe vite ton chemin.

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