7H36 par jour.

Rester dans son boulot de merde, lui trouver des avantages, abdiquer devant le fric, abdiquer devant la peur de changer, c’est ce que je fais.

Le problème est que je reste insatisfait, en quête d’un « autrement » que je ne sais même pas décrire.

La peur de manquer d’argent, la peur de perdre ma place dans la société, la tenace impression d’avoir eu de la chance d’en être arrivée là où je suis, le statut social estampillé réussite et bien d’autres craintes irraisonnées me conduisent dans mes choix, dans mes attitudes professionnelles et font de moi un middle-management assez disciplinée finalement.

Soire

Je ferme ma gueule et je subis. J’aménage le quotidien. Qu’il soit rutilant surtout, pour mieux cacher le reste.

Chez moi le soir et jusque tard dans la nuit, je m’étourdis, je plonge dans la fumette, je me permets de psychédéliques moments de lucidité. La joyeuse défonce tranquille en somme. On s’évade comme on peut.

Le problème est que la fuite ne dure jamais bien longtemps. Tous les matins, je retourne en prison.

 

autofiction

 

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