Pour Vanessa, ma Maricienne :

Malheureusement, on se retrouve bien souvent sous les couvertures pour pleurer et essayer d’oublier que l’on a mal. On les presse contre nous pour nous calmer, mais ce qui fonctionnait si bien quand on était petit, n’a plus le même effet. Rien n’arrête les tremblements et les larmes finissent par transformer les oreillers en véritables flaques. Parfois, on se retrouve sur le sol froid juste à côté des couvertures, on les tire alors sur nous, toujours pour sentir cette chaleur nous envahir. On les sert, comme si l’on serrait la personne qui n’est plus là. L’absence est cruelle et on essaie de la combler comme on peut. On respire une odeur qui n’existe plus pour nous, qui va se perdre comme tout le reste. On inspire à s’en faire péter les poumons. Chaque fibre de notre corps implose et un jour on oublie. Tout passe il paraît.

 

 

 

Laisse toi aller, laisse couler les larmes il n’y a pas de honte, cela restera entre nous, tu n’as pas à faire semblant d’être fort, la vie n’impose pas ce combat, c’est l’Homme qui veut qu’il en soit ainsi, mais toi qui est abattu, craque, les sanglots et les cris font partie de l’existence, alors va au bout de ta peine, exprime ta détresse, ne refoule rien au contraire. Les autres sont des lâches, ceux qui te plaignent ou te méprisent, tu seras libre quand ton cœur sera vidé de la tristesse comprimée et eux resteront secs incapables de ressentir.

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