Je caresse nos noms grav??s dans le bois du lit et je me sens bien:

Alors voilà, je suis toujours là à écrire, mais surtout à fixer cette putain de barre qui clignote. Je la fixe comme si elle allait me donner des réponses. Je l’admire, car elle est capable de me plonger dans une angoisse profonde. Elle me terrorise parce que si je ne la fais pas disparaître, elle sera toujours là, même si j’éteins mon Mac, même si je tourne la tête, même si je dors. Alors je la fixe, et ce soir, mes doigts glissent sur le clavier. Je ne suis pas sûr que ce que je dise ait un sens, ou que ça soit un minimum intéressant ; toujours est-il que je tape ces mots, les uns à la suite des autres, et que je ne sais pas du tout où je vais.

 

 

Moi, je reviens rarement chez moi.

 

Je préfère encore rester ici. Dormir éveillé, sortir la nuit, parler ailleurs. Traîner dans cet appart trop grand et trop sombre. Regarder Davidounet me passer son joint comme s’il s’agissait d’une bague en diamant.

 

Laisser ses gestes flotter lentement dans l’obscurité et m’endormir brusquement contre le rebord de l’évier. 

 

Le week end, j’ai l’impression que j’ai encore plus rien à foutre que la semaine, alors je me balade parfois dans les endroits sympas de la campagne, et j’observe la vie autour.

 

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