Les lyonnais nées citadins :

Chaque jour je croise les fuyards de l’existence, survivants animaux du quotidien qui leur apporte leur lot de joies instillés et de douleurs programmés. Trouillards invétérés qui veulent à tout prix prolonger leur durée de vie, se privant des plaisirs naturels, engoncés dans le conformisme et le rejet de la prise de risque ou de l’acceptation de l’idée que rien n’est figé, tout est en perpétuel mouvement. Dans un monde si riche pour nous (ne faisons pas les tartuffes) comment est-il possible de se limiter ? La seule limite acceptable devrait être celle de l’ineffable, hormis cela il vaut toujours mieux oser et se planter que de ne rien faire et stagner. Les rieurs seront toujours les plus nombreux, eux qui ne vivent qu’à leurs dépends. Alors qu’attendons nous pour faire le nécessaire et changer.

 

 

Je regarde cette ville qui s’étend devant moi. Ce soir, j’ai envie de calme. Ce soir, j’ai envie de quelque chose de bon. Là, présentement, j’ai envie de tout plaquer. J’ouvre mon armoire. Je prends ma grosse valise. Je jette une très grande partie de mes costumes à l’intérieur (je refuse d’être mal habillé). Je prends trois paires de pompes. Quelques cravates. Des lunettes de soleil. Des sous-vêtements et mon Mac. Je referme la valise et claque la porte. L’ascenseur descend vite. Je sors. Le froid me glace le sang, et je gueule :

 

« Taxi ! » (putain, que c’est bon !)

 

Il s’arrête. Je jette ma valise dans son coffre et saute à l’intérieur.

 

« To St Exupéry ! Fast ! »

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s