Quand tu es amoureuse, tu te compromets.

Tous les matins depuis une semaine j’arrive au feu rouge du pont de l’avenue Félix Faure à coté d’une dame sur le trottoir. Imposante de beauté, je l’aperçois au loin, une créature humaine, plus je me rapproche, plus le mot élégance prend du sens. Elle est là, ses cheveux chatains débordant du bonnet, au vent.

 

 

Elle me regarde comme ça avec son air de ne pas en vouloir plus. Sans bouger. Un peu comme cette femme qui n’avait que les bras à ouvrir pour devenir mon horizon.

Une femme amoureuse, c’est comme un homme amoureux au fond. Même si l’allure change, le sentiment de légèreté domine.

J’ai eu le bonheur d’être aimé.

J’ai vu dans le regard ce moment d’abandon, de lâcher prise. Ce n’est plus de la confiance, c’est de l’absolu. C’est le suicide de la conscience. Une forme de romantisme poussée à son abime. Attention, je ne parle pas de la guimauve et du rose, mais du sang et des larmes. De l’état de chiffon après l’amour… Le romantisme qui renvoie à son paroxysme, plus loin que les niaiseries. 

 

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